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lundi 23 avril 2012

L'âne et sa corde

Un paysan avec 3 de ses ânes se rendait au marché
pour vendre sa récolte.

La ville était loin et il lui faudrait plusieurs
jours pour l’atteindre.
Le premier soir, il s’arrête pour bivouaquer non
loin de la maison d’un vieil ermite.
Au moment d’attacher son dernier âne, il s’aperçoit
qu’il lui manque une corde.
Si je n’attache pas mon âne se dit-il demain, il
se sera sauvé dans la montagne!
Il monte sur son âne après avoir solidement attaché
les 2 autres et prend la direction de la maison
du vieil ermite.

Arrivé, il demande au vieil homme s’il n’aurait pas
une corde à lui donner.
Le vieillard avait depuis longtemps fait vœux
de pauvreté et n’avait pas la moindre corde,
cependant, il s’adressa au paysan et lui dit:



« Retourne à ton campement et comme chaque jour
fait le geste de passer une corde autour du cou de
ton âne et n’oublie pas de feindre de l’attacher à
un arbre. »

Perdu pour perdu, le paysan fit exactement ce
que lui avait conseillé le vieil homme.
Le lendemain dès qu’il fût réveillé, le premier
regard du paysan fût pour son âne.
Il était toujours là!


Après avoir chargé les 3 baudets, il décide de
se mettre en route, mais là, il eut beau faire,
tirer sur son âne, le pousser, rien n’y fit.
L’âne refusait de bouger.
Désespéré, il retourne voir l’Hermite et lui
raconte sa mésaventure.
« As-tu pensé à enlever la corde? » lui demanda-t-il.
« Mais il n’y a pas de corde! » répondit le paysan.
« Pour toi oui mais pour l’âne… »
« Le paysan retourne au campement et d’un ample
mouvement, il mime le geste de retirer la corde.
L’âne le suit sans aucune résistance.

La morale de l’histoire….
Ne nous moquons pas de cet âne. Ne sommes-nous pas,
nous aussi, esclave de nos habitudes, pire, esclave
de nos habitudes mentales?
Demandez-vous quelle corde invisible vous empêche de
progresser… Claude Y ( avril 2012)

Je pense que cela va parler à tous les EFTistes, entre autre!!

mercredi 12 octobre 2011

LA MOTIVATION

HISTOIRE DE GRENOUILLE

Il était une fois une course... de grenouilles.
L'objectif était d'arriver en haut d'une grande tour.

 Beaucoup de personnes se rassemblèrent pour les voir et
 les soutenir. La course commença.

 En fait, personne ne croyait possible que les
grenouilles atteignent la cime et toutes les phrases
 que l'on entendit furent de ce genre :
  - « Inutile !!!
   - Elles n'y arriveront jamais ! »

 Les grenouilles commencèrent peu à peu à se
 décourager. Le public continuait :
  - « Vraiment pas la peine !!!
   - Complètement stupide !!
   - Elles n'y arriveront jamais ! ...»

 Petit à petit elles s'avouèrent vaincues. A la fin,
 toutes abandonnèrent, sauf une qui continuait envers
 et contre tout...

 Cette grenouille seule rejoignit la cime.
 Les autres, stupéfaites, voulurent savoir comment
 elle avait fait. Alors l'une d'entre elles s'approcha
 pour lui demander comment elle avait fait pour
terminer l'épreuve.

 Et elle découvrit qu'elle... était sourde !

Merci à Claudine TAVERNIER, conteuse qui nous avait envouté lors du nouvel an chinois, pour avoir fait suivre cette jolie histoire. 

lundi 13 juin 2011

"LA VIE EST MECHANTE ! " hurla la vielle dame.

À ceux qui trouveraient que les difficultés sur leur chemin sont trop douloureuses et qui risqueraient de perdre le bien le plus précieux qu'est la joie de vivre, il est conté ceci :
 

« Il était une fois une vieille, très vieille femme, qui toute sa vie avait eu bien des peines. Cela avait été, pour elle, malheur sur malheur. Son caractère s'était aigri et, nuit après nuit, sur la fin de sa vie, elle ressassait tout cela.
Un jour où le druide du village enseignait aux villageois réunis autour du grand menhir et parlait, comme à l'accoutumée, de la bonté de la vie, elle n'y tint plus, se leva, lui coupa la parole, et cria devant l'assemblée médusée :
- Ce n'est pas vrai, la vie est méchante !
Interloqué, le druide bredouilla :
- Ce n'est pas vrai, on ne peut pas dire cela !
- Si, si, si... Je le répète et je le répèterai partout : la vie est méchante !
- Oserais-tu redire cela devant Merlin ? demanda le druide qui ne savait quelle contenance prendre.
- Oui, oui, oui, je le redirai partout, la vie est méchante ! Je le redirai devant Merlin, devant le roi Arthur lui-même s'il le faut. La vie est méchante !

Le druide déconfit rendit compte à Merlin. Celui-ci convoqua la vieille au fond de la forêt où il avait coutume de se retirer. La pauvre vieille vint, accompagnée de tous les gens de son village, tous curieux, le druide en tête, de savoir ce qui allait se passer.
- Oserais-tu redire ici, tonna Merlin, oserais-tu redire ici ce que tu as affirmé au druide de ton village ?
- Oui, oui, oui, je le redirai partout, ici ou ailleurs, la vie est méchante ! Je le redirai devant le roi s'il le faut ! La vie est méchante ! La vie est méchante ! tonna la petite vieille toute courbée sous le poids de ses malheurs.
- Oserais-tu, lui demanda Merlin, oserais-tu le dire à la terre entière ?
- Oui, j'oserai ! À la terre entière ! La vie est méchante !

Alors Merlin lui demanda de le suivre jusque dans la montagne, sur un sommet escarpé d'où l'on pouvait voir d'autres montagnes et des plaines à perte de vue. Toute l'assemblée avait suivi avec intérêt, se demandant comment cette étrange aventure se terminerait.
Après plusieurs heures d'une rude montée, quand tout le monde se fut immobilisé face au plus grandiose paysage que l'on puisse imaginer, Merlin demanda :
- Là, devant ces plaines et ces montagnes, devant la terre entière, oserais-tu répéter ce que tu as dit au pied du grand menhir ?
- Oui, oui, oui ! J'oserai, dit la vieille.

Dans un silence grandiose et surprenant, d'une voix vigoureuse pour son âge, rassemblant ce qui lui restait de force, elle hurla presque :
- La vie est méchante, la vie est méchante !
Et l'écho au loin répéta :
- La vie aime et chante, la vie aime et chante ! »

Patrick Dacquay, Le Chaman Blanc p.172